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Pascale Raoux

Membre de la Société Française de Psychanalyse Appliquée​​

Psychanalyse et Psychothérapie​

Cabinet et téléconsultations​​

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Je ne sais pas quoi dire à un psychanalyste : pourquoi cette peur est déjà une porte d’entrée

Vous envisagez de consulter.Vous y avez pensé plusieurs fois.

Mais quelque chose vous retient encore.

Ce n’est pas forcément le doute, ni même la peur de ce que vous pourriez découvrir.

C’est plus simple et plus bloquant :

“Je ne saurais pas quoi dire.”

Cette phrase revient souvent.

Et elle suffit, à elle seule, à empêcher de prendre rendez-vous.

Pourtant, en psychanalyse, cette difficulté n’est pas un problème à résoudre.

Elle a une valeur bien particulière.


Une inquiétude très fréquente (et rarement dite)

Avant un premier rendez-vous, beaucoup de questions surgissent :

  • Est-ce que j’ai quelque chose d’assez important à dire ?

  • Par où commencer ?

  • Est-ce que je dois préparer quelque chose ?

  • Et si je me retrouve face à un silence ?

Derrière ces questions, il y a souvent une crainte plus profonde : celle de ne pas être “à la hauteur” de ce moment.

Comme s’il fallait déjà savoir parler de soi pour pouvoir commencer.


Ce n’est pas un problème de savoir-faire

On pourrait être tenté de répondre simplement :“Dites ce qui vous vient.”

Mais cette réponse, même si elle est juste, reste souvent insuffisante.

Car elle suppose que parler serait un acte volontaire, maîtrisé, presque technique.

Or, ce qui vous amène à consulter ne se présente pas toujours de façon claire.

Cela peut être flou, confus, fragmenté.

Et c’est précisément là que le travail peut commencer.


La parole ne se prépare pas

Contrairement à une idée répandue, il n’y a rien à réussir dans une première séance.

Vous n’avez pas besoin :

  • d’avoir une histoire cohérente

  • de savoir expliquer ce que vous ressentez

  • ni même d’avoir une demande parfaitement formulée

En psychanalyse, la parole ne précède pas toujours le sens. Elle le construit.

Elle avance parfois à tâtons. Elle hésite. Elle se corrige. Elle surprend même celui qui parle.


Ne pas savoir quoi dire… dit déjà quelque chose

C’est un point essentiel.

Cette impression de vide, de flou, ou d’impossibilité à parler n’est pas neutre.

Elle peut être entendue comme :

  • une difficulté à mettre en mots

  • une retenue

  • une attente

  • une forme de protection

Autrement dit : ce que vous ne savez pas dire fait déjà partie de ce que vous pourriez venir déposer.


Et si le silence faisait partie du processus ?

Le silence est souvent redouté.

On imagine un moment gênant, un vide à combler rapidement. Comme s’il fallait absolument “remplir” la séance.

Mais en réalité, le silence peut avoir plusieurs fonctions :

  • il permet de prendre le temps

  • il marque une hésitation

  • il laisse émerger quelque chose d’inattendu

Il ne s’agit pas d’un échec. Mais d’un espace.

Un espace où quelque chose peut commencer à se formuler.


Il n’y a pas de “bonne façon” de commencer

Certaines personnes arrivent avec une question très précise. D’autres avec une impression vague.

Certains parlent immédiatement. D’autres prennent plus de temps.

Il n’existe pas de point de départ idéal.

Ce qui compte, ce n’est pas la qualité du discours. Mais la possibilité de parler, même de façon incertaine.


Ce que vous pouvez attendre d’un premier rendez-vous

Un premier échange n’est pas un examen.

C’est un moment pour :

  • poser ce qui vient

  • éprouver la situation

  • voir comment vous vous sentez dans cet espace

Vous pouvez venir avec :

  • une question

  • un doute

  • une hésitation

  • ou simplement cette impression de “ne pas savoir quoi dire”

Cela suffit.


Et si vous commenciez par là ?

Plutôt que d’attendre d’être prêt, clair ou sûr…

Vous pourriez commencer exactement à cet endroit :


“Je ne sais pas quoi dire.”


C’est une phrase simple.Mais elle ouvre déjà quelque chose.


Faire ce premier pas

Prendre rendez-vous ne signifie pas que vous devez tout expliquer immédiatement.

Cela signifie simplement : donner une place à ce qui, pour l’instant, ne trouve pas encore ses mots.

Vous pouvez commencer sans préparation. Sans certitude. Sans savoir.

Et voir ce qui se passe.


Prendre rendez-vous pour un premier échange

Si vous vous reconnaissez dans cette hésitation, vous pouvez réserver une première séance en ligne ou en cabinet

Il n’est pas nécessaire d’avoir quelque chose de parfaitement formulé.

Parfois, le plus important est simplement de commencer.

 
 
 

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