A quoi sert de parler à un psychanalyste s'il ne me dit pas quoi faire ?
- pascaleraouxpsycha

- 9 janv.
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 2 jours
Quand quelque chose ne va pas, nous cherchons une réponse. Que faire ? Quelle décision prendre ? Comment réagir ?
Alors, à quoi sert de parler à un psychanalyste s’il ne nous dit pas quoi faire ?
Savoir quoi faire ne suffit pas toujours
Nous pouvons savoir qu’une relation nous fait souffrir et y retourner. Savoir qu’une situation ne nous convient plus et pourtant y rester. Comprendre ce qu’il faudrait faire et agir autrement.
Ce décalage entre ce que nous savons et ce que nous faisons n’est pas seulement une question de volonté.
Quelque chose nous échappe.
La psychanalyse s’intéresse précisément à ce qui, à notre insu, nous conduit à agir ainsi.
Le psychanalyste ne décide pas à notre place
En psychanalyse, le psychanalyste n’est pas là pour décider à la place de la personne qui le consulte.
Il ne dit pas : « Faites ceci » ou « Quittez cette personne ».
Il écoute ce qui se dit, les hésitations, les contradictions, les silences, les lapsus, les associations qui surgissent dans la parole.
Nous parlons, mais nous ne savons pas toujours ce que notre parole dit de nous.
Un souvenir en appelle un autre. Une phrase revient. Un mot surprend. Une association surgit là où nous ne l’attendions pas.
C’est ainsi que l’inconscient trouve à se faire entendre.
Alors, à quoi sert de parler ?
Parler à un psychanalyste ne consiste pas à recevoir une solution.
Nous pouvons vouloir consciemment une chose et nous retrouver à faire exactement ce que nous voulions éviter.
La question n’est alors plus seulement : « Que dois-je faire ? »
Elle devient : « Qu’est-ce qui, en moi, me conduit à faire ce que je fais ? »
C’est là que commence le travail analytique.
Le psychanalyste ne nous dit pas quoi faire.
Il nous aide à entendre pourquoi nous faisons parfois ce que nous ne voulions pas faire.
Il n’est pas nécessaire d’attendre que tout aille mal pour commencer à s’interroger sur ce qui nous échappe. C’est aussi la question posée dans Faut-il consulter un psychanalyste quand ça ne va pas si mal ?