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Pascale Raoux

Membre de la Société Française de Psychanalyse Appliquée​​

Psychanalyse et Psychothérapie​

Cabinet et téléconsultations​​

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Surpoids et obésité : comprendre le symptôme en psychanalyse.

Le surpoids : bien plus qu’une question de volonté

Le surpoids et l’obésité sont souvent abordés sous l’angle médical ou nutritionnel. Mais beaucoup de personnes se sentent impuissantes face à leur poids, malgré les régimes et les conseils alimentaires.

Pourquoi certaines prises de poids surviennent-elles à des moments précis de la vie ?Pourquoi la nourriture semble-t-elle parfois calmer une angoisse profonde ?

La psychanalyse propose un autre regard : celui du symptôme inconscient. Le surpoids n’est pas seulement un excès alimentaire : il exprime un conflit psychique, souvent lié à l’enfance, aux émotions et au corps.


Quand manger apaise l’angoisse

La nourriture peut remplir plusieurs fonctions psychiques :

  • Apaiser l’angoisse ou la tension interne

  • Combler un vide affectif

  • Rassurer face au stress ou à la solitude

  • Protéger des émotions difficiles à exprimer

Dans l’histoire infantile, manger est souvent associé à l’amour et à la sécurité. Nourrir, c’est contenir ; être nourri, c’est être aimé. Plus tard, la nourriture peut inconsciemment rejouer ce rôle.

Les compulsions alimentaires et le surpoids sont alors des façons de calmer une détresse qui ne trouve pas de mots.


Le corps : un lieu d’inscription du conflit psychique

Le corps n’est pas séparé de la vie psychique. Il peut devenir un réceptacle des conflits non élaborés.

Le surpoids peut remplir une fonction de protection :

  • Barrière contre le regard de l’autre

  • Armure face à un environnement perçu comme menaçant

  • Distance avec un désir vécu comme dangereux

Certaines prises de poids apparaissent après un traumatisme, un deuil ou une séparation. Dans ces cas, maigrir peut inconsciemment représenter une perte de protection.


Honte, culpabilité et regard social

Le surpoids s’accompagne souvent de souffrance narcissique : honte, culpabilité, peur du jugement.

La société valorise la minceur et l’auto-contrôle. L’obésité est trop souvent perçue comme un manque de volonté. Cette pression renforce la culpabilité et les compulsions alimentaires, créant un cercle difficile à rompre.


Pourquoi les régimes peuvent-ils échouer?

Les régimes agissent sur le comportement alimentaire, mais rarement sur la cause psychique sous-jacente.

Si la nourriture sert à réguler une angoisse, combler un manque affectif ou apaiser une blessure narcissique, alors la restriction alimentaire peut intensifier la tension interne.

Sans travail sur le conflit psychique, le symptôme revient souvent et sous une autre forme.


L’apport de la psychanalyse

Un travail psychanalytique permet de comprendre :

  • Ce que la prise de poids signifie pour le sujet

  • À quel moment elle est apparue

  • Ce qu’elle protège et ce qu’elle exprime

Mettre des mots là où le corps parle permet de desserrer l’emprise du symptôme. L’angoisse trouve un espace d’élaboration et la compulsion alimentaire peut progressivement diminuer.


Approche pluridisciplinaire et respect du corps

Il est important de rappeler que l’obésité est aussi une problématique médicale. Un suivi médical reste essentiel.

La psychanalyse complète l’accompagnement, en travaillant sur la dimension inconsciente, les émotions et le rapport au corps.

Ecouter le corps

Le surpoids n’est pas seulement une affaire de calories. Il est un message du corps, un symptôme qui cherche à être entendu.

Un travail analytique offre un espace d’écoute sécurisé et confidentiel, permettant de comprendre et de transformer ce que le corps exprime.

 
 
 

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